La rose n’est jamais sans épines

Dès les beaux jours installés, c’est le retour des hirondelles et des concours photos. FIP se réjouit évidemment de voir la photographie ainsi exposée sur la place publique. D’autant que ces concours peuvent accompagner l’éclosion de nouveaux talents. Sauf que, avec la même régularité saisonnière, les règlements de ceux-ci sont parsemés de mauvaises graines.

Plusieurs adhérents irrités ont attiré l’attention de FIP sur les règlements de différents concours photos dont les clauses ne sont que des abandons de droits des auteurs, pour tout dire léonines. Ils sont organisés par des municipalité, organisme touristique, région ou autres institutions d’état avec bien souvent des récompenses dérisoires pour les heureux élus, en contrepartie de la spoliation de leur droits : … cession des droits d’auteurs pour le monde entier… pour toutes utilisations… reproduction sur tous supports et formats… etc.

Photo, D. Deflorin

Dans le moins mauvais des cas, la diffusion est restreinte au seul bénéfice de la municipalité organisatrice. Mais, le plus souvent, elle est également concédée à des tiers (communauté d’agglomérations, département…), la simple participation valant acceptation. Avec cette formule magique à la clé : « le nom de l’auteur sera cité (ben tiens, c’est une obligation légale) ; pas d’utilisation commerciale ». Encore heureux que les droits ne soient pas transférables à Danone ou Coca-Cola.

Pour autant, n’en déplaise aux organisateurs, les diffusions de ces photographies, dans une plaquette d’office de tourisme ou sur le site internet de la ville et hors du cadre de l’exposition justifiant ces concours, sont bel et bien des actes commerciaux, car publiées à but promotionnel (CPI).

On l’a répété maintes fois, FIP ne s’est jamais inscrit sur un registre revendicatif mais de construction et de projet. Néanmoins la coupe est pleine. Alors que le rapport Racine a pointé ces dérives, que la crise du Coronavirus touche les auteurs et toute la filière culturelle de plein fouet, les collectivités locales et assimilées persistent dans leurs mauvaises pratiques. Nous leurs avons adressé des courriers, relevant ces abus.

Mettre la photographie au premier plan, oui, cent fois oui ! Mais, alors que ces opportunités devraient accompagner la floraison de nouveaux regards dans un festival de fleurs colorées, force est de constater que les ronces envahissent toujours ces concours.

Covid m’a tuer

Comme en témoignait notre dernier article, la pandémie de Covid-19 a mis à mal toute la profession. Depuis le 11 mai, l’activité peine à redémarrer et le C.A. perdu ne pourra être regagné.

Victime collatérale, le dossier FIP déposé à l’appel à projets de la région Bretagne n’a pas été retenu. Un coup dur qu’il a fallu encaisser, car l’équipe comptait dessus pour obtenir le financement nécessaire à l’amorçage des travaux de réalisation. Néanmoins, selon des sources bien informées, le projet FIP a plus que retenu l’attention et n’a pas été retoqué sur le fond, bien au contraire, son utilité étant soulignée. C’est davantage la forme, avec un tandem entreprise + structure associative qui a suscité des réserves. Ajoutons à cela l’impossibilité d’étayer notre dossier en présentiel pour cause de Covid, tel que normalement prévu dans la procédure, et la cause était entendue.

Larmor-Plage le 9 mai, Photo D. Deflorin

Passé un sentiment de désarroi, FIP s’est remobilisé et en a tiré tous les enseignements pour rebondir. Nous travaillons désormais sur une version de démonstration basique et un MVP (Minimum Viable Product) destinés à sensibiliser et convaincre professionnels, institutions ou porteurs de capitaux.

« Ce qui ne tue pas rend plus fort« . Nous reprenons cette maxime à notre compte pour faire mentir le titre de cet article et aller de l’avant.

Face au Covid-19

Que la crise du Covid-19 entraîne désormais une crise économique semble acquis. Tous les secteurs seront touchés (tourisme, industrie, bâtiment, culture..) à des degrés divers.

Coïncidence, alors que FIP menait cette enquête, la FNP réalisait de son côté un sondage auprès de ses membres dont il ressort notamment que 43 % pensent à une fermeture définitive. Les résultats sont accessibles sur le site de la FNP.

Certains secteurs font déjà entendre leur voix dans les médias et auprès du gouvernement. Dans ce concert de doléances, une voix reste muette. Celle des photographes, pourtant déjà fragilisés avant la pandémie. FIP a recueilli quelques-uns de leurs témoignages, certains sous un prénom d’emprunt.

Michel : «  j’avais pris tous mes rendez-vous pour réaliser mes reportages lors d’une météo plus clémente lorsque la mesure de confinement est tombée. Avec ma carte de presse, je pourrais sortir et travailler normalement mais mes interlocuteurs eux ne le peuvent pas.

Heureusement, j’ai pu réaliser 2-3 reportages juste avant le confinement et j’ai proposé un sujet réalisable localement. En clair, je racle un peu les fonds de tiroirs. L’un des magazines pour lesquels je travaille a réduit sa parution, les autres pas… pour l’instant. Mais on ne va pas aller loin comme cela si la reprise n’est pas pour bientôt « .

43 % pensent à une fermeture définitive (source FNP)

Philippe : « Je suis vraiment très inquiet pour mon entreprise. C’est actuellement très difficile car nous n’avons aucune visibilité et les clients paniquent en annulant tout. J’envisage une année blanche – et encore – en limitant au maximum toutes les dépenses pour payer les charges. Pour l’instant, j’ai encore un peu de trésorerie et fais le dos rond, en espérant.

Car, malgré les annonces et plans de soutien, à ce jour je n’ai rien touché. Le recours au chômage partiel pour mon employé est une usine à gaz et les différentes mesures, tels report de cotisations ou prêt à taux zéro ne changeront pas grand-chose. Il faudra bien les payer à un moment ou un autre. Or, le C.A. perdu ne pourra être rattrapé. J’espère survivre ».

Charles : « Bien que sans certitudes, je me considère relativement privilégié car je réalise la majeure partie de mes revenus en qualité de salarié à temps partiel, à la pige, et continue de le faire en télé-travail avec des captures vidéos ou d’écrans. Je devrais normalement pouvoir bénéficier du chômage partiel, mais pour l’instant mon dossier est en attente.

Cela reste pourtant délicat car il sera basé sur un décompte au prorata de l’année précédente, alors qu’il ne représente qu’un équivalent 50-60 % temps plein. Et toutes les autres commandes en auteur sont annulées. Par rapport à mes confrères je ne me plains pas, puisque je devrais pouvoir bénéficier d’un filet de sécurité et que mon travail devrait normalement reprendre après la sortie progressive du confinement ».

Damien : « C’est une catastrophe, toutes les commandes sont annulées et les magazines institutionnels à l’arrêt. Idem du côté des événements culturels, tous en suspend, sans aucune visibilité ni informations sur une éventuelle reprise. Avant l’épidémie, tous les tarifs étaient déjà tirés vers le bas et on avait presque la tête sous l’eau. Mais là, on a vraiment l’impression qu’on va se noyer !

Capteurs de lumière, les photographes ont besoin de transparence (Photo, B. Leglatin).

Car, même s’il y a un report de cotisations, les charges courent toujours. J’ai été contraint de prendre un emploi temporaire dans un magasin alimentaire pour faire face. Cette incertitude, ce manque de perspectives, même avec des clients pour lesquels on travaille depuis de nombreuses années, est particulièrement stressant. Une désagréable sensation de nager en eaux troubles ».

Baptiste : « La situation actuelle est vite résumée et tient en une simple équation : clients fermés + studio fermé = 0 € de C.A. Où sera la relance ? Je n’ai pas de réponse à cette question mais un début de solution : le projet FIP ».

Daniel : « Après une réorientation vers la vidéo, l’horizon s’éclaircissait avec une perspective de croissance. Et d’un seul coup tout s’arrête, brutalement. Plus rien. On a beau limiter drastiquement toute dépense inutile, certaines charges demeurent incompressibles. Merci papa qui m’a appris qu’il fallait toujours conserver une poire pour la soif.

Mais, alors qu’elle paraissait bien mûre, je la vois fondre comme neige au soleil en espérant une nouvelle récolte. Je fais comme les collègues et serre les fesses. J’irai jusqu’à sucer les pépins pour passer le cap, mais ils ont goût amer. Pourquoi sommes-nous incapables de nous faire entendre d’une seule voix » ?!

Rapport Racine en synthèse

FIP poursuit son travail d’analyse des 140 pages du rapport Racine. En témoigne ce premier document de synthèse disponible en téléchargement ici ou en cliquant sur l’image.

Il reprend de manière claire les passages particulièrement intéressants que nous avons relevé avec, en vis-à-vis, les solutions déjà envisagées par FIP pour y répondre. Bonne lecture.

Rapport Racine bis

Tracteur scarifiant un champ survolé par des goélands
A qui profite la culture ? A l’agriculteur, au photographe ou aux oiseaux de passage ? (photo B. Leglatin)

Dans le post précédent, nous avons évoqué la publication du rapport Racine (Ministère de la culture) en évoquant notre souhait d’en relever les points saillants. Nous y travaillons.

En attendant et en guise d’apéritif, nous avons déjà relevé ceci, page 51 :

… la nouvelle économie de l’ubérisation « privilégie pour se développer les secteurs réglementés par la puissance publique en mettant en lumière les vides et les incohérences juridiques ou leur inadéquation avec les évolutions technologiques ». En cela, le recours aux plateformes constitue une forme d’issue à une situation rigide ou bloquée par ailleurs.

Tiens tiens, c’est justement sur une solution de ce type que France Image Pro travaille depuis plus de 10 ans. Coïncidence ? Certainement pas.

Publication du rapport Racine

Dévoilé au début du mois, le rapport de Bruno Racine a brièvement fait la une des médias, essentiellement parce qu’il y révèle que l’Agessa (Association de gestion de la sécurité sociale des auteurs) a « omis » de prélever les cotisations à l’assurance vieillesse de plus de 190 000 personnes. Et ce depuis la création du régime en 1975 (p 35) … Pour répondre à cette situation, le gouvernement a créé une possibilité de régularisation de cotisations d’assurance vieillesse prescrites, par une circulaire interministérielle du 24 novembre 2016. Ce dispositif permet aux artistes-auteurs concernés de payer leurs cotisations a posteriori… (p 36).

Cliquer pour télécharger le rapport

Une première réponse vient d’être apportée via la création, début 2019, d’un statut unique réunissant auteurs affiliés et assujettis désormais géré par l’URSSAF du Limousin. Pour autant, le problème n’est pas encore résolu et d’autres mesures seront à prendre pour y remédier.

D’autres actualités sont depuis apparues, occultant le rapport Racine. Or ce dysfonctionnement grave de l’Agessa relègue hélas au second plan nombre d’informations utiles. En effet, ce rapport fourmille de renseignements, d’analyses et de remarques pertinentes. Non seulement il dresse un constat particulièrement complet et étayé de la situation des artiste-auteurs dans notre pays, mais il formule également une liste de recommandations pour améliorer la dégradation de la situation économique et sociale des artistes auteurs, comme le reconnaît M. Racine.

Nous ne pouvons que conseiller à chacun la lecture de ce rapport, disponible ici ou en cliquant sur l’image ci-jointe. Il est à noter que ce rapport Racine ne fait que confirmer nombre d’observations déjà relevées par France Image Pro et sur lesquelles nous reviendrons.

Bonne année et bonne nouvelle

Adieu 2019, bonjour 2020. France Image Pro vous souhaite à tous une très belle année, créative et enrichissante, tant sur les plans personnel que professionnel.

FIP n’est pas du genre à ressasser le passé mais plutôt à regarder l’avenir avec détermination. L’année 2019 s’est clôturée par le dépôt d’un dossier FIP en réponse à un appel à projet de la Région Bretagne et toute notre énergie est désormais mobilisée vers 2020 dans une position raisonnablement optimiste, malgré les difficultés auxquelles restent confrontés les photographes.

La CJUE qualifie la photo d'objet d'art.
Photo Studio Yann

Signe que les choses évoluent dans une direction favorable, une bonne nouvelle vient d’être actée. La Cour de Justice de l’Union Européenne, dans une décision du 5 septembre 2019, a estimé qu’une photographie de mariage peut-être qualifiée d’objet d’art.

Ceci en réponse à une question préjudicielle du Conseil d’État afin de savoir si un Etat membre de l’UE pouvait inclure la condition d’un caractère artistique de la photo pour bénéficier du taux réduit. Face à cette réponse de la CJUE, le Conseil d’État en a donc tiré les conséquences dans un arrêt du 2 décembre 2019.

Concrètement, cela signifie que la photographie dite « sociale », comme la photographie de mariage, peut être qualifiée de création originale et, à ce titre, taxée au taux réduit de 5,5 % au lieu de 20 %.

Saluons donc ces décisions de bon sens et de bon augure pour 2020.

Bonne année à toutes et tous.

Salon de la photo 2019

Soulagement pour Comexposium qui organisait, en collaboration avec le Syndicat des entreprises De La Photo (SDLP), la 13ème édition du Salon de la Photo qui s’est déroulé du 7 au 11 novembre à Paris. Dans un marché en berne et une situation qualifiée de « compliquée », la fréquentation s’est finalement révélée en hausse.

Affiche du salon de la photo 2019

S’il est encore trop tôt pour en tirer de véritables enseignements, on observe néanmoins la stabilisation et même un accroissement du nombre de visiteurs (61.044 cette année contre 60.885 en 2018) avec 245 exposants répartis, par ordre décroissant, entre fabricants de matériels, distributeurs d’accessoires, fournisseurs de services et organismes de formations. Avec ses expositions, ses espaces et concours thématiques (photographie culinaire, sportive, scientifique, argentique ou nu artistique…), ce salon demeure avant tout un rendez-vous grand public, les professionnels représentant entre 10 et 15 % des entrées.

Bien qu’il soit prématuré de dégager des tendances fortes, on note le regain d’intérêt concernant la préservation des images (impression, tirages, livres photos, résurgence de la photo instantanée) ainsi que sur la convergence entre photographie et vidéo. Celle-ci étant matérialisée par le succès de l’espace Youtubeurs ou l’intérêt porté vers les hybrides qui s’affirment comme le matériel de demain.

Des signaux faibles mais cependant encourageants pour redynamiser un marché en stagnation, voire en baisse ces dernières années et attirant désormais un public plus jeune avec un rapport décomplexé à l’image.

L’avis d’un visiteur

Notre confrère François Lucazeau, artisan photographe et portraitiste, était à ce salon 2019 et nous livre son sentiment.

François Lucazeau

« Je vais au salon de la photo de manière irrégulière, tous les 2 ans environ, pour voir les évolutions du matériel, découvrir les nouveautés. C’est pour moi une veille technologique en prise réelle avec le concret, que ce soit pour les appareils, les albums ou le cartonnage. Je n’avais cette année pas prévu d’achats directs, mais cela me permet d’anticiper, de réfléchir à ma stratégie commerciale.

C’est aussi une source d’inspiration et l’occasion d’enrichir ses connaissances, même si je n’ai hélas pas pu suivre tous les séminaires souhaités, n’y étant qu’une journée. J’aurais par exemple voulu participer au forum juridique, programmé un autre jour que celui de ma visite.

Mais c’est surtout une occasion de croiser d’autres confrères qui viennent d’un peu partout, de prendre le temps de nous revoir en toute convivialité, de faire de nouvelles rencontres enrichissantes, d’avoir des discussions sur notre travail et des échanges constructifs ».

De la constance

Dans une note récente de son blog, Dominique Sagot-Duvauroux, que FIP avait interrogé ici, livre un résumé de ses études sur les économies des droits d’auteurs avec un lien pointant sur le rapport de synthèse qu’il a établi en 2017 avec Françoise Benhamou.

Dans ce résumé qui souligne les profonds bouleversements du marché de l’art et plus généralement de toute la filière, il relève notamment : … elles se heurtent à la complexité et parfois à l’opacité des mécanismes de répartition des droits… Ces évolutions semblent pour le moment avoir des conséquences négatives sur le revenu des auteurs, dont le pouvoir de négociation au sein des filières s’affaiblit, d’autant que nombre de secteurs sont ou deviennent des économies de commandes, qui s’insèrent dans des filières très intégrées verticalement et dominées par l’aval.

Un constat toujours d’actualité, réclamant de remettre l’édifice un peu d’aplomb.

Meero, Uber de la photographie ?

En juin dernier, la start-up française Meero a fait la une des médias en annonçant avoir réussi une levée de fonds de 230 millions de dollars. Devenant de fait la nouvelle licorne tricolore de la French Tech à rejoindre OVH, Deezer ou BlaBlacar, nos porte-étendards nationaux.

Après avoir créé une plateforme « classique » de mise en relation entres clients et photographes, Meero vise à passer au stade supérieur en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle pour traiter les images, en plus de s’imposer comme un intermédiaire entre utilisateurs et producteurs d’images, afin de s’ériger en Uber de la photographie.

Passée la première vague d’enthousiasme cocorico, des voix discordantes se sont faites entendre au cours de l’été. A commencer par les photographes, clamant à juste titre que Meero conduit à brimer leur créativité. En effet, si la start-up annonce pouvoir décharger les photographes d’une partie de leur travail en utilisant son IA pour les retouches, elle impose également un cahier des charges et le respect de conditions strictes pour les séances de prises de vues, induisant ainsi une certaine standardisation des images, au détriment de la créativité.

Photo, B. Leglatin

Autres griefs évoqués, en arguant soulager les photographes du travail de mise en relation avec les clients, Meero impose des tarifs tirés vers le bas, accentuant ainsi la précarisation d’une profession déjà fragilisée et reniant la créativité des auteurs. Ou encore l’abandon des droits des photographes au profit de la plateforme et frisant l’illégalité. Bref, le torchon brûle entre les photographes dénonçant l’uberisation de leur métier, appelant même à son boycott, et le nouveau fleuron de la French Tech.

L’avis de FIP

Les investisseurs sont des gens avisés, soucieux du devenir de leur argent. Au-delà du discours marketing, s’ils investissent dans la start-up, c’est bien qu’ils croient en ses capacités de développement. D’autres sociétés analogues existent (PictHouse…) ou existeront dans le futur. Si ce n’est dans Meero aujourd’hui, c’est sur une autre plateforme qu’ils miseront demain.

D’autre part, si Meero (comme d’autres) semble aujourd’hui flirter avec la « zone grise », voire l’illégalité de certaines pratiques (abandon de droits), elle devra tout bonnement s’adapter et rentrer dans le rang. Dernier exemple en date, le géant Uber, récemment fragilisé en bourse et contraint par plusieurs états à réviser ses conditions au risque de voir nombre de ses prestataires indépendants requalifiés en salariés.

Dès lors, il paraît un peu vain de se battre contre des moulins. Et, plutôt que de hurler au loup, il nous semple plus constructif de tenter de domestiquer l’animal, de l’astreindre au respect des bonnes pratiques et de l’accompagner sur le chemin d’une rémunération équitable.

C’est l’essence même et le cœur du projet FIP défendu depuis des années.